Cet écosystème c’est le mien
Un petit coucou 😉

Se levant à 3 heure et demi il a à peine récupérer de sa journée. Mais dans un entrain sans faille il se lève, fait son lit. Range le Mood Book qu’il lisait la veille, prends une douche expéditive dans sa salle de bain habitée de galet gris de toutes formes. Il remet sa montre en acier inoxydable. Dis bonjour à son Golden Retriever Franck. Lui donne à manger. Exerçant un boulot particulièrement physique il enfile des affaires confortables: T-shirt noir, pantalon kaki et baskets blanches.

Une fois dans le salon son manteau gris à la main il s’agit alors d’être efficace. Rapide oui ! Mais en ne s’oubliant pas non plus ! Il allume la télévision sur les chaînes d’informations. Fais griller deux toasts. Allume la bouilloire. Se saisit d’un livre et replonge un court instant, en savourant son petit déjeuner, aux côtés d’un détective que l’on connaît tous fort bien 😉

Une autre vie lui est permise.

Dring ! Dring !

Pendant que Franck joue avec Bahu son doudou panda, il prépare son sac avec tous ses papiers et c’est parti. Franck avec lui, ok ! Tout emporté, ok ! Casquette du PSG sur la tête, ok !

Il est maintenant 4 heure 10 il fait très froid la buée expiré couplé à son sourire franc pourrait avoir des allures de film d’horreur. Pourtant il s’agit juste d’un homme heureux. Quand certains malchanceux y voit une contrainte il y voit lui sa liberté. Il n’a pas de boss. Seulement des clients, qui sont en réalité plutôt des amis aujourd’hui.

Avec le recul et la reprise de mon activité professionnelle je ne puis qu’adhérer à ce bonheur de l’air frais du matin. La routine vivifiante qui donne l’agréable sensation d’avoir trouvé sa place dans la société et surtout la sérennité en soi.

Il embarque à bord de son utilitaire réfrigéré blanc accompagné de Franck. La climatisation toujours en réparation il recouvre celui-ci d’un plaid gris IKEO. Son fidèle compagnon de route au sourire ravageur. Que j’aime cette sensation ! D’aller au travail contre vents et rosées. Avec ce positivisme chevillé au corps.

Maintenant sur le marché il prends Franck en laisse et fais le tour des fournisseurs. Ce soir il a des amis qui viennent fêter le départ d’un collègue de travail. Il n’y a pas de limite de budget lui ont-ils dit. Conscient qu’il s’agit d’une petite société il s’efforce de prendre des produits de bonnes qualités abordable pour eux.

« Les clients seront pleinement satisfés seulement si à la fin ils savent que la note sera légère, ça fidélise plus facilement »

Un gobelet de café à la main il tente de discerner à travers deux trois échanges quelles sont les bonnes affaires du jour. Décidé il achète un immense coeur de saumon, quelques bulots, de la limande, et autres fruits de mer. Une fois tout les poissons dans la glacière il se tourne vers les sommeliers pour savoir quel alcool correspondrait le mieux à son menu. Il goute quelques verres puis se décide alors d’acheter deux trois bouteilles de saké d’un petit producteur.

Chargé comme une mule il s’en va. Parfois quand il a un peu de temps devant lui il observe les enchères des fournisseurs de prestige et des grands restaurants. « C’est rock n roll, y a pas à dire ! »

Il est 6 heure du matin il regagne son restaurant. Décharge sa cargaison. Franck rejoint avec Bahu la pièce qui lui est dédiée. Il arrive qu’entre deux plats des clients viennent jouer avec lui. Maintenant il prépare le riz à sushi. Prépare le poisson. Recouvre tout d’un film plastique. Le voir en action dans cet environnement dangereux manier tout ces couteaux, toutes ces plaques chauffantes seul relève d’un travail d’orfèvre et d’une passion professionnelle sans commune mesure.

Il est 18 heure tout est ok. Il rentre se préparer pour le grand show. Mange les restes de la veille, prends une douche et c’est parti pour le dernier sprint. Une fois de retour, il salut la pièce avant d’entrer. Il enfile son tablier. Vérifie la température du saké. Dresse le plan du show culinaire qu’il s’apprête à offrir. Nourrit Franck.

Boum boum ! Boum boum ! Boum Boum !

Les clients sont là ! Sandra sa meilleure amie a même pensé à apporter quelques bouteilles de bière pour la fin. L’ambiance est festive, joviale. Pas besoin de musique le mood est posé. Le banzaï, les galets à l’entrée, le crépitement des légumes, les rires, les tchin avec le sushi master.

La cuisine c’est avant tout un échange, un partage.

Après qu’ils aient tous un peu bu et finit ils s’en vont plus heureux qu’ils n’étaient. Le chef lui a donné … beaucoup donné … mais sa journée n’est pas encore fini. Encore euphorique de sa superbe prestation il doit laver et ranger tout les couverts pour le lendemain. Ainsi que plastifier pour lui les restes.

Sur le chemin de Morphée, exténué il allume l’auto-radio de façon à rester éveillé jusque chez lui. Une fois à la maison il décide de se boire un petit Scotch en hommage à James Kiyozaki son défunt grand père. Celui qui lui a transmis cette passion. Cet art de vivre. Cette vie tourné vers les autres. Et surtout la personne qui lui offert son petit chiot. Franck.

Parcourant les déserts enflammés du « Paradis perdu d’Hasumi » il visualise déjà cette Dorade accompagné de son verre de Vauqueyras qu’il servira à Mr Satô et son assistante Ayumi.

– Ça fait quoi de vivre seul ?

– Seul ? Mais quand ? réponds notre sushi master préféré

Merci à tous de m’avoir lu, j’espère que mon article écrit au réveil vous aura plu si c’est le cas n’hésitez pas à vous abonner ( si ce n’est pas déjà fait ) et à effectuer un don pour participer à la vie du blog 🙂 Merci à vous vous êtes les meilleurs !

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4 Replies to “Le Sushi Master”

  1. Ce qui est génial c’est la manière dont vous écrivez ces petites tranches de vies!
    Les quelques articles que j’ai lu de vous m’ont enthousiasmée! C’est relevé, il y a du sel, du poivre, dans ses petites histoires ordianaires.
    La joie de ce sushi master est contagieuse! Elle me rappelle moi quand j’exerçais un ex travail que je regrette d’avoir quitté…

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