Ne le regarde pas de trop prêt. C’est la propriété du musée !

Si loin que je me souvienne j’ai toujours apprécié collectionner les cartes à jouer, ma mère n’avait de cesse de me répéter :  » ça te passera » et bien non. 15 ans après me voilà plus fan que jamais. Heureusement qu’ils l’ont dérivé en jeux vidéos sinon il y en aurait partout chez moi.

Cela me rappel aussi que depuis ma plus tendre enfance je n’ai jamais été très prêteur. Ce qui est à moi est à moi. Ce qui m’amène d’autant plus à respecter la propriété d’autrui. Déjà petit et si dévoué au concept de propriété.

Bref de l’eau à coulée sous les ponts et me voilà partit pour vous raconter un étonant moment que j’ai vécu dans une exposition au coeur de la capitale.

Il était 17h30 c’était un Mercredi et je venais de finir mon gouter. Marchant dans les rues de Paris avec ma grand mère à la recherche d’une activité digestive une mascotte mi ours mi joker attira notre attention. Il s’agissait d’une promo pour une nouvelle exposition dédiée à un concept d’art mixant le cartoon au monde du cirque.

Nous décidâmes d’entrer. Le sol était noir luisant recouvert de sable. La sensation était assez envoutante. Sentir ses pieds s’enfoncer dans du sable en plein Paris. Il n’y avait qu’une seule pièce avec aucune porte de sortie excepté l’entrée. Les murs de velours vert paressaient absorber les oeuvres accrochées.

Mon pied s’enfonçant à nouveau dans une mini colline de sable j’avais l’impression aussi d’être emporté comme les tableaux. Chaque tableaux étaient munis d’un assistant en costume droit comme un i. Sans doute des étudiants en art. Tout sourire l’un d’entre eux vint nous voir:

– Bonjour vous venez acheter ou simplement visiter ? dit il d’un ton bien hautain pour le peu d’expérience que laissait transparaitre sa question.

Le « simplement » indiquait très clairement qu’ils touchaient une com en fonction de leurs ventes. Sans doute des étudiants en école de commerce en stage.

– Nous passons simplement en visiteur, répondit ma grand mère.

– Alors c’est par ici la caisse Madame, donc ça vous fera 10 euros plus 7 pour le jeune garçon, dit il en me souriant l’esprit ailleurs. En nous jetant, presque, mais pas loin nos tickets pour se précipiter vers les deux visiteurs… euh… clients qui venaient d’entrée.

C’était deux homme d’un âge avancé en costume noir chemise rouge bordeaux qui se présentaient pour un possible achat. Bien sur eux. Ne payez pas la visite.

J’observais les différentes toiles comme on parcourt un supermarché, à la recherche de celle que j’immortaliserai sur mon appareil photo jetable. Et là soudain comme une illumination, un tableau dans lequel était imbriqués de drôles de personnages déformés. L’un sortait d’une pièce caché du tableau comme méfiant, son visage déformait laisser entrevoir son nez sur sa tête et sa bouche sur le coté droit de son visage. Au dessus un démon à un oeil qui surplombait la scène tentait de nous hypnotiser à l’aide son oeil spirale. A coté de lui flottait dans le vide, une sorte d’instrument formulant des incantations.

Puis au moment où j’allais porter mon attention au nuage prêt de l’oeil du démon un vieux monsieur bien rond surplombé d’un panama usé vint devant moi:

– Ne t’avises pas de le toucher ! Ces messieurs souhaitent l’acheter alors du balai.

On avait pourtant payé notre place. A l’époque d’un naturel timide je m’écarta lançant un dernier regard au tableau. Je ne sais pas si c’est mon imagination mais il m’avait semblé que le gros oeil m’avait fait un clin d’oeil accentuant son sourire.

Je continua l’exposition prêt de ma grand mère qui discutait avec un commercial des plus patients. J’étais surtout déçu de ne pas avoir eu le temps de prendre la photo de l’oeuvre d’autant qu’ils étaient entrain de l’emballer.

Bref mon esprit son était allé à mes activités nocturnes, mangas, jeux vidéos ou les deux ?

En sortant de l’exposition le plus petit des deux acheteurs courut vers nous, un certains Christophe. Bordel qu’est ce que j’ai encore fait.

-J’ai vu de quelle manière tu regarder l’oeuvre alors mon frère et moi avons décidé de te l’acheter. De la façon dont tu analysais les détails et buvais chacun des traits nous avons sut de suite que la toile serait mieux à tes cotés. Quelle serait considéré à sa juste valeur. Chaque oeuvre à un destin qui lui est propre.

Depuis ce jour là je m’endors toutes les nuits contemplant, La Nuit Intérieur, comme Mr Bean contemple La Mère de Whistler à la fin du film.

Merci à vous de m’avoir lu. J’espère que cette histoire vous aura plu, si oui n’hésitez pas à vous abonner au blog juste en dessous (c’est gratuit). Je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures

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